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Actualités en droit social
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Textes d'application de la Loi de Modernisation du marché du travail
Sont parus au JO du 19 juillet 2008, deux décrets et un arrêté en date du 18 juillet 2008 fixant les modalités d'application de certaines des nouvelles règles instituées par la loi de modernisation du marché du travail.
Il en ressort pour l'essentiel que depuis le 20 juillet 2008:
1/5ème de mois par année de présence majorée de 2/15ème par année au-delà de 10 ans (article R 1234-2 du Code du travail)
Attention ! Cette formule ne s'appliquera qu'en l'absence de dispositions conventionnelles plus favorables et qu'aux licenciements notifiés à compter du 20 juillet 2008.
En effet, ce sont les règles légales ou conventionnelles en vigueur à la date de l'envoi de la lettre de licenciement par l'employeur qui déterminent les droits du salarié (
Cass. soc. 6 février 2008 : RJS 4/08 n° 421).
Par ailleurs, rappelons que l'ancienneté requise pour ouvrir droit au bénéfice de l'indemnité légale de licenciement est fixée à un an au lieu de deux jusqu'alors et ce depuis le 27 juin dernier (Loi du 25 juin 2008 publiée au JO le 26).
Une circulaire DGT du 22 juillet 2008 apporte d'utiles précisions sur la procédure d'homologation.
Il est à noter par ailleurs que l'autorité administrative compétente pour homologuer les ruptures est le Directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du lieu où est établi l'employeur.
Selon l'article R 1454-12 du Code du travail modifié, la caducité n'est plus prononcée si le demandeur a justifié en temps utile d'un motif légitime d'absence.
Le demandeur peut être représenté par un mandataire muni d'un écrit l'autorisant à concilier en son nom et pour son compte. Dans ce cas, le mandat précise qu'en cas d'absence du mandataire, le bureau de conciliation pourra déclarer sa demande caduque.
Lorsque le défendeur ne comparaît pas, l'affaire continue d'être renvoyée devant le bureau de jugement. Toutefois, si le défendeur a justifié en temps utile d'un motif légitime d'absence, il peut être également représenté par un mandataire. A défaut, il est convoqué à une prochaine audience de conciliation par lettre simple (article R 1454-13 du Code du travail).
VQ - 09/08
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